Quand j’écris sur l’écriture

Moi quand j’écris sur l’écriture
C’est clair, je rate aucune rature
C’est un rite jusque tard c’est sûr, et dur
Comme de sortir vivant d’un accident d’voiture
Moi quand j’écris sur l’écriture

L’écriture m’aime moi c’est dans sa nature
Elle m’adore et me donne des petits noms du genre enflure
Crevard, crétin, salaud, niais, nul, ordure
Elle me trouve terriblement classe, cool et pur
L’écriture m’aime moi c’est dans sa nature

Et moi aussi je l’aime quand je fends son armure
Quand je la chope par le cou et la donne en pâture
A mes lions policiers qui la suivent en filature
Et la coincent sans pitié contre le dernier mur
Oui j’aime la dévorer quand j’ai défoncé son armure

J’aime la laisser dévastée sur le sol froid et dur
La laisser étouffer et claquer son ossature obscure
L’attraper par le col arracher sa chevelure
En appelant au secours la chienne de grande culture
Sans passer par la télé télé télé littérature
J’aime la laisser dévastée sur le sol froid et dur

Petite Chine

Petite Chine lupestre, oursicole,
voitures françaises, fraises,
vieilles folles espagnoles.
Domaine du loup sauvage,
et ce lac à la nage ;
matin tartines de miel,
soir porc au caramel,
mandarines illettrées, Pyrénées.
(2003)

Imaginations concernant Natacha

1.
Il attend dans la nuit
Que se règlent les combats
de chats
Qui griffent et miaulent et filent comme des balles
Après s’être disputé les faveurs attachantes de
Natacha.

2.
Ses parents auraient très bien pu faire les malins
Et l’appeler Natachien.
Mais ils ont eu la bonne idée de ne pas faire les rats
Et ils l’ont appelée
Natacha.

3.
Au carrefour des deux routes je me tourne vers la gauche
Et je vois Natacha.
J’oblique à droite et juste après cent mètres je vois
Natacha.
Alors je fais marche arrière et… merde, t’es encore là ?
Natacha ?
Il n’y a qu’une solution pour me sortir de là !
Il faut que je ferme les yeux pour ne plus voir partout
Natacha !
Alors je ferme les yeux la bouche les oreilles et tout et tout et tout
Et dans le silence, le calme et la tranquillité qui se font en moi
Je ne sais plus rien, je ne sens plus rien, je ne vois plus rien
Que toi
Natacha.

Tes deux seins liés en avenue à ma bite

Tes deux seins liés en avenue à ma bite, j’en ai marre même de nous, j'aimerais que mon esprit jaillisse
Ma clope devient complètement folle pendant que tes paupières se plissent
Vivrons-nous dans la neige ou plutôt dans un loft au 61 bis,
Tes deux seins liés en avenue à ma bite, j’en ai marre même de nous, - vraiment, j'aimerais que mon esprit jaillisse

J'ai appris aujourd'hui que l'or, l'euro, et le pétrole au baril sont en hausse
Je finirai par comprendre que la réponse à ma non-question n'est ni vraie ni fausse
Je peux et je ne peux pas comprendre pourquoi parfois tu te trouves grosse
Ni si c'est lié au fait qu'aujourd'hui l'or, l'euro, et le pétrole au baril sont en hausse

Tu parcours la planète des yeux pour sauver notre race
Tandis que si tu m’ignores je crois c'est pour sauver la face
Au fond pour quelque chose comme toi et moi y’a jamais eu la place
Tu parcours la planète des yeux, bon dieu, qu'est-ce que tu veux que ça me fasse ?

I don’t like my poems

I don’t like my poems
Written with rythms
Spoken with rhymes
In poor english.

My poems don’t like me
My best cata-strophe
Just thinks about me
That I’m foolish.

Poor non-english man
The poetry you love
Lives not with the germans
Es ist schrecklich.

Se montrer

Ceux qui peuvent essayent de se faire mousser
Utiliser la force utiliser la voix utiliser
La séduction l’humour l’argent n’importe quoi utiliser
L’autre. Il y a des gens que la moindre violence peut choquer.
Dans les camps de concentration élans de solidarité
Près de la place d’appel devant la buanderie se réunit le comité
De résistance antifasciste. Autrefois le Görlitzer Park était propriété
Entouré de 4 murs, de la dictature de l’égalité
Aujourd’hui les familles turques comme la jeunesse bohême dorée
Y batifolent en plein été, incroyablement sans se tuer.
C’est dire qu’il y a de l’espoir car toute chose à part moi
Se montre capable d’évoluer.

Pantoume franco-espagnol

Trois oiseaux dorment à plat ventre dans le soleil
mientras que la nieve del invierno se deshiela suavemente
répéter trois fois tout, et boire dans son sommeil
y todo ello lo hacen dulce y cálidamente
Trois oiseaux dorment à plat ventre dans le soleil

Se arremolinaba la arena en torno a su cuerpo desnudo
trois étoiles dans la tête, six nouveaux bras lui poussant dans le dos
la noche sobre ellos y la luna como único testigo
il pompait une nouvelle théorie des rapports matrimoniaux
Se arremolinaba la arena en torno a su cuerpo desnudo

J'aime les lapins, les plis, les spaghettis
Me gusta vino, cerveza y champán
J'ai été à Paris, Grand, Liffol-le-Petit
Y estaré en Cadiz, Murcia y Teherán
J'aime les lapins, les plis, les spaghettis

Caché

Dans le gouffre entre un temps et une éternité
Sous la couche d'eau lavée du lavabo bouché
Dans la fraîcheur d'une femme à la faveur de l'été
Dieu est caché

Dans le silence des champs et le chant décrié
Dans l'innocence perdue et la joie ravivée
Parmi les premières braises de leur dernier brasier
Dieu est caché

Dans le téléphone rose qui dit la vérité
Dans les yeux du ciel rouge sur la terre admirée
A force de se perdre après avoir cherché
La jeune fille crie "trouvé!"

Cos’ caress is a drug you can take by the skin

Cos’ caress is a drug you can take by the skin
Say hello with your chest and love me with your chin
Inspire a short breath expire deep and thin
In what you imagine I would like to be in
Cos’ caress is a drug you can take by the skin

This evening certainly won’t be the last
I don’t remember anything of the past
Ich hab’ein Freund, der ist ins Leben wie ein Gast
Un chien comme un paria attaché à sa caste

Je veux manger des cerises, des fleurs de cerisier
Ist die Stadt ein bischen wie ein ABCD ?
Walking alone on my way is away
Je veux manger des cerises, ou ne plus rien manger

Partout où tu n’es pas

A l’est de tes oreilles
A l’orient de ton nez
A la droite de marseille
Gauche de pékin et des
Enfants du paradis
Pas en Yougoslavie
Mais ni au Kamtchatka
A droite de tes orteils
A l’orient de tes bras

En bas de tes jarretelles
En haut de tes amants
Au sein de tes conseils
A deux doigts de tes dents
Au cœur de tes merveilles
Où se font tes enfants
Nulle part ici où ça ?
Partout où tu n’es pas

Who is this crocodile ?

She’s a woman, she’s a child
She has no legs, no breast, just a smile
I think she will stay here a bit more, for a while

She’s not a child, but a woman
With legs, and breast, and a man
(A friend who never thinks « she’ll be mine »)

She’s neither a woman, nor a child
Staring at me with her horrible eyes
I think she’s just a crocodile

Finland is hot

Finland is hot !
My girl has melt
The seal I had
Ate my blue hat
It doesn’t hurt
(I have no heart)
I don’t know but
With or without,
Butterfly cat
(She smells like plant !)
Was my project
Nothing but that
(It breaks my heart !)
I must accept
In a white skirt
The finnish myth
(It doesn’t hurt)
Smiles in the flat
Finishes hot

Die Frauen die Frauen die Frauen

Die Frauen die Frauen die Frauen
Improvisierte Musik und tanzen und singen
Für Frauen und Frauen und Frauen
Bücher lesen und Bücher schreiben
Nicht krank zu sein, wieder gesund werden
In einem Feuer schwimmen, in einen See brennen
Durch die Stadt sich treiben lassen
Mit Frauen und Frauen und Frauen
Ich glaub ich bin so totall betrunken

Liebeskrieg Verwundete

Liebeskrieg Verwundete
Küssen Küssen Küssen da !
Drei Vögel und ich sagte
Liebe Liebe Liebe ja !
Am anfang der Welt er dachte
der Schnee ist nass.
Dann ein blaue Himmel brachte
einer neuen Tag in einem neuen Glas

Anludo Navic
aka
Anna-Lou Dvic